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Des news de Vitamine PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Emannuel - RATAFIA   
Samedi, 03 Janvier 2015 19:46

Chapitre 2 : lequel détroit ?

Départ avec la marée de 11h. Vitamine a le vent et le courant dans la jupette. Ça file à 8 nœuds avec des pointes à 10. Parfois des zones d'énormes remous. On dirait que la mer bouillonne. Le trafic des gros culs n'est pas si terrible que ça. L'amiral trouve que dans le golfe de Fos c'est quelquefois pire et de toute façon l'AIS relié à Open-CPN est bien pratique.Le détroit passe en trois heures fastoche. On met le clignotant après une trentaine de milles et le pilote donne quelques inquiétudes. Le vent est presque tout derrière, Vitamine ondule du cul comme une gogo-girl et... Il fait froid ! l'un de nous deux se met de quart auprès de môssieur le pilote qui se met en stand-by régulièrement mais c'est supportable et ce qui nous chagrine c'est de ne pas pouvoir se mettre à table comme des vieux croutons que nous sommes. Le vent baisse régulièrement. Ça sent la brise diésel, que nous finissons par déclencher dans la deuxième nuit.

Chapitre trois : y-a-t-il un pilote dans le bateau ?

En milieu de journée le vent remonte un peu ; on remet de la toile parfois avec du diesel, parfois non, mais toujours de garde auprès de Georges (c'est le pilote). En se rapprochant des côtes marocaines on rencontre des barques de pêche minuscules : 5 à 6 mètres de long, deux ou trois marins, un capharnaüm de filets et bouées en tout genre et un braséro où chauffe la soupe ! Le tout à 30 milles du bord et avec des creux d'un mètre au moins ! Avec 20 cv hors-bord au cul pour atteindre les bancs qui sont à 60 puis 70 milles il faut le faire ! Du coup on a un peu honte de nos deux cabinets de toilette avec eau chaude et douche... L'un d'entre-eux se détourne pour nous demander des cigarettes. Nous ne fumons pas. Pas grave ! Il nous souhaite quand même bon voyage et que Allah nous protège; Comment font-ils la nuit dans le trafic des cargos ? Allah sans doute fait-il son travail correctement... Georges est de plus en plus fantasque. Au Quatrième jour il rend l'âme et on barre une heure chacun en essayant de calmer le croupion de Vitamine qui décidément est bien agité, le coquin.

Chapitre quatre : quand c'est la fête c'est la fête !

Arrivée à Graciosa en fin de journée. Enfin on va pouvoir se reposer ! Et bien non : un garde municipal peu aimable nous jette car le port est fermé pour les fêtes et presque vide... Encore six heures vers Arecife au moteur et le nez sur le compas. C't'agassant à la fin quoâ ! Bon accueil à la marina de Arecife. Anglais obligatoire et marinero qui nous aide. Demain on fait relax et pour ce soir on se bourre le pif au bourbon pour oublier nos déboires. Arecife et sa marina toute neuve pas chère malgré tout et avec des dames-accueil très aimables quand l'Amiral arrive à baragouiner anglo-franco-espagnol niveau quatrième d'accueil. La ville est assez quelconque toute blanche façon médina et pleine de croisièristes que des monstres d'hotels flottants déversent chaque jour. Il y en a des jeunes (peu) des vieux (beaucoup) des zaroulettes des zabéquilles et le tout boit de la bière par citernes, achète les mêmes machins africains qu'à Marseille ou Gènes ou Naples et photographie à tout brindezingue. Les fêtes de fin d'année approchent mais le capitaine décide de rejoindre Tenerife au plus vite pour avoir un réparateur. Un grand merci à Simon de OSTREVENT qui nous a guidé par téléphone pour diagnostiquer la panne de vérin de pilote. MAis comme le calculateur est aussi en vrac on n'a pas pu se démerdouiller du bazar.

Chapitre cinq : bateau stop

24 heures le nez sur le compas avec une houle désagréable mais du vent intéressant la journée. Quelques surfs à 10-12 noeuds et arrivée nocturne à Santa cruz de Tenerife. Marina au milieu du port de commerce, abritée par quatre gigantesque plate-formes de forage garées là comme des autobus. C'est fermé mais visiblement il s'en foutent on se place où on veut et voilà ! Francis et son "Frakass" nous aide à attacher le porte-avions et on va aussitot prendre un pot offert par les multiples candidats à la traversée. Encore des jeunes, des vieux (dont nous) et des bateaux stopeurs qui attendent une traversée hypothétique vers le Brésil, le Sénégal où n'importe où pourvu qu'il y ait de la beuz... Parmi eux deux nanas qui tentent leur chance, chacune avec son chien ! Ah l'innocence de la jeunesse (bien mignonne la jeunesse*, mais y a le chien !). Réveillon : sirènes des cargos et croisiéristes, foie gras-clairette et au lit. On est crevé.

* Eh Oh tu vas pas nous faire ton Yves Montant : elle a juste vingt berges, la fillette. Et toi combien ?

:h):h):h)

 

 

Mise à jour le Mercredi, 07 Janvier 2015 21:36
 
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